Réussir ma Reconversion

Erreur de posture en accompagnement coaching

En coaching, Il y a plusieurs types d’erreurs que je peux faire, en accompagnant des personnes en reconversion, pour certaines d’entre elle, j’ai commis des erreurs sur ma posture.

  • J’ai voulu sauver ou réparer la personne que j’accompagnais : Je n’étais pourtant là pour résoudre ses problèmes à sa place.
  • J’ai projeté mes propres valeurs ou expériences : Chaque personne a son propre chemin, je dois éviter les “à ta place, je…” ou “moi, j’ai fait comme ça”.
  • Je parlais trop : Le coaching est un espace pour que l’autre explore, pas pour que je donne des solutions.

Ce genre d’erreur est humain, surtout quand on a à cœur d’aider les gens à avancer. Vouloir “sauver” la personne qu’on accompagne, c’est souvent un signe qu’on est très engagé… mais parfois un peu trop identifié au parcours ou la douleur.

Cette réflexion me renvoie à me remettre en question et trouver des pistes pour trouver pour comprendre l’intérêt de cette expérience et en faire une ressource :

  1. Pourquoi c’est problématique de vouloir “sauver”
  • Je prive l’autre de sa puissance personnelle : En prenant trop de place, je réduis son autonomie. Cette personne peut inconsciemment penser : “Je ne peux pas y arriver sans toi”.
  • Je risque d’épuiser son énergie : Je prends la responsabilité de quelque chose qui ne m’appartient pas.
  • J’empêche les apprentissages profonds : Cette personne que j’accompagne apprendra plus en trébuchant, en explorant, en faisant ses propres choix.
  1. Ce qui peut être derrière cette posture
  • Un besoin d’être utile, d’avoir un impact fort.
  • Une identification personnelle au parcours du coaché : “J’ai vécu ça, donc je sais mieux que lui.”
  • Une peur de l’échec du coaching (souvent vécue comme un échec personnel).
  • Parfois, un excès d’empathie non régulée.
  1. Que faire maintenant ?
  • Je suis revenue sur ma posture de neutralité bienveillante : Je n’ai pas à porter la réussite du coaché, mais à l’accompagner dans ses choix.
  • J’ai observé mes automatismes internes : Quand sens-tu que tu veux “sauter dedans” pour aider ? Qu’est-ce que ça active chez toi ?
  • J’ai également exprimé à mon coaché que je dois ajuster ma posture : Avec simplicité et humilité, pour renforcer la relation de confiance.

Ex. : “Je me suis rendu compte que j’ai voulu trop t’aider à certains moments, alors que mon rôle est surtout de t’aider à t’aider toi-même.”

  1. Pour l’avenir : quelques ancrages
  • “Je ne suis pas responsable du chemin, je suis garant du cadre.”
  • “Je suis un miroir, pas un moteur.”
  • “Ce n’est pas mon histoire.”

Si je veux aider des personnes à construire leur parcours je dois me recentrer avant chaque séance et rester dans ma juste posture. Je reste vigilante à tenir l’espace, accompagner sans diriger, écouter sans sauver.

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